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Histoire

Commune de Villers-le-Bouillet

Fize-Fontaine

Le destin de Fize-Fontaine fut directement lié à Amay car ce village faisait partie du domaine de Sainte Ode, ayant pour centre la collégiale d'Amay et acquis par les évêques de Liège. Fize passa ensuite, en même temps que ce domaine, au chapitre de la collégiale Saint Lambert. Pendant tout l'Ancien Régime, il dépendit du ban d'Amay et toutes les affaires de justice furent réglées par la cour de cette bourgade.

Une partie du village connut aussi un lignage de chevaliers qui y occupa un château. Ces chevaliers portèrent, le nom des "de Fize". Ensuite, les "de Cerf" puis les "de Barvaux" leur succédèrent. Le château fut détruit lors de la guerre des Awans et des Waroux et en 1328, lors de la révolte des liégeois contre leur Prince-Evêque, Adolphe de la Marck.

Des abbayes possédaient des terres à Fize et notamment la célèbre abbaye cistercienne d'Orval. D'autres domaines appartenaient à la noblesse ou à la bourgeoisie de Huy et d'Amay. L'église de Fize fut d'abord une chapelle desservie par un chanoine d'Amay. Elle ne fut paroissiale qu'au XVIIe siècle et était dédiée à Saint Lambert.

Fize fut plusieurs fois réquisitionné par les troupes étrangères puis par le Prince-Evêque aux XVIIe et XVIIIe siècle.Au XIXe siècle, la localité connut des industries agro-alimentaires, siroperies et brasseries. En mai 1940, un combat eut lieu lors de la retraite, dans la campagne, entre un bataillon de l’armée belge et des blindés allemands.

Vaux-et-Borset

Plusieurs villages datant du Néolithique ont été fouillés par les archéologues. On a également retrouvé du matériel des périodes celte, romaine et mérovingienne.

L'origine de la paroisse est mal connue. Elle était à la collation de l'abbaye de Saint Laurent à Liège et dédiée à Saint Nicolas. En 1095, la localité sort de l'ombre quand par un acte daté, Werner de Grez fit la donation d'une terre dans le village au chapitre collégial de Fosses. Le village connaîtra une situation juridique compliquée pendant tout le Moyen Âge et l'Ancien Régime. La Seigneurie sera exercée conjointement par le chapitre de Fosse et les seigneurs de Seraing-le-Château, les de la Marck. Vaux-et-Borset était aussi, comme ses voisins, un village dont la ressource principale était l'agriculture. Il fut aussi pillé et connut des réquisitions.

Au XIXe siècle, le village accueillit plusieurs industries dont celle de la marne qui servit à l'amendement des terres mais aussi pour la fabrique des faïences d'Andenne. Au début du Royaume de Belgique, 150 maisons se répartissaient en 3 hameaux.

Une famille de bourgeois éclairés, les Grangagnage, légua à la commune son château-ferme pour autant que la demeure garde sa vocation d'hébergement pour les nécessiteux et les vieillards. Ces bâtiments appartiennent toujours au C.P.A.S. de Villers.

Vieux-Waleffe

Vieux-Waleffe connut une occupation de son site dès le Néolithique. Au Moyen Âge, L’église était à l'origine une chapelle castrale qui était dédiée à Saint Lambert. Elle appartint un peu plus tard aux moniales du Val Notre Dame d'Antheit.

Le nom Waleffe est un hydronyme qui renvoie à la vallée formée par le ruisseau qui se jette dans la Mehaigne. Le village est cité pour la première fois en 1050. Il correspond à un type d'habitat aggloméré créé à partir d'un château, ancien centre seigneurial, et d'une église. A l'époque moderne, Vieux Waleffe eut les mêmes seigneurs que Fallais : les "de Bourgogne". Au XVIIe siècle, la seigneurie fut revendue aux de Marchin puis passa aux de Stockem" et enfin aux de Menten de Horne".

Le village vécu de l'agriculture. On y cultivait des céréales, des betteraves sucrières et des pommes de terre.

Villers-le-Bouillet

Plusieurs objets du Néolithique ont été retrouvés sur le territoire de Villers-le-Bouillet mais aucune structure d’habitats. Une villa romaine a été fouillée dans la campagne à la limite de Warnant et de Fize.

C’est au Haut Moyen Âge que le nom de Villers remonte tandis que Bouillet n'apparaît qu'au XVIe siècle et voulait dire "endroit rempli d'eau". Cela correspondait assez bien au site du village qui comprenait, en plus de terrains très humides, de nombreuses mares et flots.

La paroisse, sans doute d'origine carolingienne, était dédiée à saint Martin. La seigneurie appartenait au chapitre de la collégiale Saint Barthélemy qui détenait aussi des terres, deux fermes, le moulin banal ainsi que la dîme et d’autres droits paroissiaux. D'autres propriétaires ecclésiastiques s'implantèrent dans le village comme les cisterciens d'Aulne, les chanoines du Neufmoustier de Huy ou les moniales de la Paix-Dieu. Les avoués d'Amay et d'autres familles de paysans propriétaires se partageaient le reste des terres. La plupart des villageois ne cultivaient qu'un lopin de terre et étaient obligés de compléter leurs revenus en travaillant aux grosses fermes du village.

Villers-le-Bouillet fut plusieurs fois ravagé par les Liégeois révoltés en 1328 et en 1465. Il eut à subir des occupations et des exactions militaires notamment en 1693 lorsque les Français y établirent un camp.

L’agriculture était la ressource du village qui avait également quelques bois sur son territoire. Les autres activités économiques étaient des industries extractives : pierre et surtout houille. Les premières fosses à charbon sont signalées à Halbosart vers 1606. En 1819, 166 ouvriers sont employés dans les charbonnages du village. Cette exploitation dura jusqu'a la seconde guerre mondiale.

La population ouvrière très nombreuse créa un terrain favorable pour la lutte sociale. C'est en 1880 que la première coopérative de Hesbaye voit le jour. Une Maison du Peuple jouera aussi un rôle important dans l’éducation permanente des habitants de la région. Dans les années 70, un parc industriel fut ouvert et s'est fortement développé ces dix dernières années.

Warnant-Dreye

Le site de Warnant était déjà occupé à l'époque romaine et un cimetière mérovingien a été découvert au début du siècle passé. La première mention écrite du village remonte à 1137. Warnant.

C'est autour de l'église dédiée à Saint Rémi et du premier château, que se fixa l'habitat de Warnant, essentiellement des exploitations agricoles. Le village et le château furent entièrement détruits par les milices croates de Jean de Weerdt en 1636 pendant les guerres de 30 ans, puis par les troupes françaises en 1695. Village agricole, la propriété foncière était répartie entre la noblesse, les ordres religieux et la paysannerie. Les chanoines de l'ordre de Prémontré de Floreffe, y possédaient deux fermes. Les ordres militaires des Templiers puis des Hospitaliers occupèrent la commanderie située au sommet des Burettes.

Quant au lignage local, il est de la plus ancienne chevalerie. Après la destruction de son château au XIIIe siècle, il préféra reconstruire une maison forte à l'extérieur du village et prit le nom de d'Oultremont. Le plus illustre membre de cette famille fut sans conteste Charles Nicolas d'Oultremont, Prince-Evêque de Liège de 1763 à 1771.

La paroisse de Warnant était à la collation des chanoines de Floreffe alors que le desservant de celle de Dreye était un chanoine de l'abbaye de Flône. L'origine de ce hameau et son extension serait d'ailleurs à attribuer aux chanoines de cette abbaye qui firent défricher une partie du village.

A cette époque, les principales ressources étaient surtout agricoles et forestières. Plusieurs industries s'installèrent aussi à ce moment, deux moulins, une râperie, une fabrique d'instruments aratoires, des brasseries, des siroperies. La râperie donna au village en 1896 jusqu'à 141 emplois mais ferma ses portes en 1925.

Jacques Verstraeten

Publié dans Territoire
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