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Situation géographique

Situation géographique


Le territoire de l’entité de Villers-le-Bouillet fait partie de la Hesbaye, région céréalière caractérisée par des paysages d’openfield avec de grandes campagnes ouvertes sans aucune clôtures. Seuls, quelques bosquets interrompent la monotonie d’un paysage à faible relief. La singularité de la commune est de se trouver à la limite du plateau hesbignon et des vallées de la Mehaigne et de la Meuse. Cela donne un certain vallonnement et un boisement qu’on ne retrouve pas dans les villages d’autres communes de la Hesbaye.

Vaux-Borset, Vieux Waleffe et Warnant-Dreye se situent dans le sous-bassin de la « Mehaigne » et offrent le même paysage que les villages du « parc de la Burdinale et de la Mehaigne ». Plusieurs petits ruisseaux, le « Roua », le « Narméa », le « ruisseau de Dreye » et celui « de Vieux-Waleffe » sont d’ailleurs des affluents de cette rivière, qui, en traversant ces villages, ont creusé des petites vallées boisées qui donnent un aspect verdoyant à cette partie de la commune.

Les villages de Fize et de Villers, quant à eux, appartiennent au sous-bassin de la Meuse dans une zone qu’on a coutume de plus en plus souvent d’appeler le « rebord mosan ». Ces deux villages sont également drainés par des petits ruisseaux, - le « ruisseau de la Froidepierre » et le « ruisseau de Tchalet »-, qui se jettent dans le ruisseau de Bende, court affluent de la Meuse, long d’à peine 6 km. Cette zone de transition entre la Hesbaye et la Meuse se différencie aussi du plateau de Hesbaye par des sols plus pauvres, des zones boisées plus étendues et un paysage différent dû aussi au relief. Cette partie de la vallée mosane a connu également une économie très différente de la Hesbaye et cela, dès l’Ancien Régime, avec une exploitation de la forêt liée à la pré-industrialisation.


La Hesbaye dépasse rarement les 200 m d’altitude et Villers-le-Bouillet (205 m) en est un des points culminants. De la ligne de crête délimitant le versant du plateau hesbignon, l’altitude s’abaisse sur une faible distance de 3 à 4 Km jusqu’au niveau de la Meuse située à 60-70 m d’altitude. Ce changement rapide de relief et les nombreux ruisseaux et rivières ainsi que leurs affluents qui entaillent fortement ce versant de la Meuse, expliquent en grande partie ce type de paysage.

La Hesbaye par son épaisse couverture de limon offre un des meilleurs sols pour l’agriculture. Elle est un des plus vieux terroir d’Europe puisqu’elle était déjà cultivée au Néolithique. La craie, exploitée d’ailleurs jadis à Vaux-Borset, constitue 2/3 du sous sol de Hesbaye. Elle est recouverte d’une épaisse couche de limon niveo-éolien déposé lors des glaciations. C’est cette couche qui a servi de substrat à la formation du sol limoneux très riche.

On retrouve ce sol surtout sur les plateaux et les faibles pentes. Dans les petites vallées, par contre, les terres sont plus propices aux herbages et même à la constitution de petites étendues boisées.
La brique est le principal matériau employé pour la construction des maisons. Elle est issue des sols limoneux que les autochtones dénomment d’ailleurs « terres à briques ». Mais dans les petites vallées et plus on s’approche de la Meuse existent des affleurements de roches, qui servirent aussi dans les constructions rurales. A Fize et dans une partie de Villers on rencontre plutôt du grès. A Villers et à Warnant, c’est le calcaire de Vinalmont tandis que du côté de Dreye et de Vieux Waleffe, on rencontre des roches schisteuses.


Dans la commune de Villers-le-Bouillet une veine de houille fut assez tôt exploitée. A côté de l’important terril d’Halbosart, on a extrait également du charbon dans les campagnes entre la Paix-Dieu et le village d’Antheit. Plusieurs petits terrils aujourd’hui boisés témoignent encore de cette industrie qui fut beaucoup plus marginale que du côté du bassin liégeois.

Villers-le-Bouillet a également subi les changements contemporains même si elle a conservée une grande partie des structures paysagères héritées de plusieurs siècles. La prédominance sur son sol limoneux d’immenses étendues consacrées au labour sur un plateau à faible relief et presque dépourvu de ruisseaux et de bois, prévaut au nord de la commune avec une immense campagne autour de laquelle se groupent les villages. Chaque village à l’habitat groupé autour de l’église est entouré en effet d’un finage composé de champs ouverts traversé par une voirie utilitaire. Toutes ces terres ont toujours été cultivées et consacrées principalement aux céréales.

La carte du comte de Ferraris dressée par les arpenteurs et les géomètres de l’armée autrichienne au XVIIIe siècle montre bien la localisation et la forme des complexes villageois composés de maisons auxquels étaient associés des vergers. L’openfield domine le paysage. Ces champs remontent aux habitudes collectives issues des pratiques agraires du Moyen Âge : l’assolement triennal et son complément la vaine pâture. Ce type d’assolement est d’ailleurs attesté au XIIIe siècle dans les terres exploitées par les convers de l’abbaye du Neufmoutier, qui ont une ferme à Villers-le-Bouillet.

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