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Histoire

Commune de Villers-le-Bouillet

Fize-Fontaine

Le destin de Fize-Fontaine fut directement lié à Amay car ce village faisait partie du domaine de Sainte Ode, ayant pour centre la collégiale d'Amay et acquis par les évêques de Liège. Fize passa ensuite, en même temps que ce domaine, au chapitre de la collégiale Saint Lambert. Pendant tout l'Ancien Régime, il dépendit du ban d'Amay et toutes les affaires de justice furent réglées par la cour de cette bourgade.

Une partie du village connut aussi un lignage de chevaliers qui y occupa un château. Ces chevaliers portèrent, le nom des "de Fize". Ensuite, les "de Cerf" puis les "de Barvaux" leur succédèrent. Le château fut détruit lors de la guerre des Awans et des Waroux et en 1328, lors de la révolte des liégeois contre leur Prince-Evêque, Adolphe de la Marck.

Des abbayes possédaient des terres à Fize et notamment la célèbre abbaye cistercienne d'Orval. D'autres domaines appartenaient à la noblesse ou à la bourgeoisie de Huy et d'Amay. L'église de Fize fut d'abord une chapelle desservie par un chanoine d'Amay. Elle ne fut paroissiale qu'au XVIIe siècle et était dédiée à Saint Lambert.

Fize fut plusieurs fois réquisitionné par les troupes étrangères puis par le Prince-Evêque aux XVIIe et XVIIIe siècle.Au XIXe siècle, la localité connut des industries agro-alimentaires, siroperies et brasseries. En mai 1940, un combat eut lieu lors de la retraite, dans la campagne, entre un bataillon de l’armée belge et des blindés allemands.

Vaux-et-Borset

Plusieurs villages datant du Néolithique ont été fouillés par les archéologues. On a également retrouvé du matériel des périodes celte, romaine et mérovingienne.

L'origine de la paroisse est mal connue. Elle était à la collation de l'abbaye de Saint Laurent à Liège et dédiée à Saint Nicolas. En 1095, la localité sort de l'ombre quand par un acte daté, Werner de Grez fit la donation d'une terre dans le village au chapitre collégial de Fosses. Le village connaîtra une situation juridique compliquée pendant tout le Moyen Âge et l'Ancien Régime. La Seigneurie sera exercée conjointement par le chapitre de Fosse et les seigneurs de Seraing-le-Château, les de la Marck. Vaux-et-Borset était aussi, comme ses voisins, un village dont la ressource principale était l'agriculture. Il fut aussi pillé et connut des réquisitions.

Au XIXe siècle, le village accueillit plusieurs industries dont celle de la marne qui servit à l'amendement des terres mais aussi pour la fabrique des faïences d'Andenne. Au début du Royaume de Belgique, 150 maisons se répartissaient en 3 hameaux.

Une famille de bourgeois éclairés, les Grangagnage, légua à la commune son château-ferme pour autant que la demeure garde sa vocation d'hébergement pour les nécessiteux et les vieillards. Ces bâtiments appartiennent toujours au C.P.A.S. de Villers.

Vieux-Waleffe

Vieux-Waleffe connut une occupation de son site dès le Néolithique. Au Moyen Âge, L’église était à l'origine une chapelle castrale qui était dédiée à Saint Lambert. Elle appartint un peu plus tard aux moniales du Val Notre Dame d'Antheit.

Le nom Waleffe est un hydronyme qui renvoie à la vallée formée par le ruisseau qui se jette dans la Mehaigne. Le village est cité pour la première fois en 1050. Il correspond à un type d'habitat aggloméré créé à partir d'un château, ancien centre seigneurial, et d'une église. A l'époque moderne, Vieux Waleffe eut les mêmes seigneurs que Fallais : les "de Bourgogne". Au XVIIe siècle, la seigneurie fut revendue aux de Marchin puis passa aux de Stockem" et enfin aux de Menten de Horne".

Le village vécu de l'agriculture. On y cultivait des céréales, des betteraves sucrières et des pommes de terre.

Villers-le-Bouillet

Plusieurs objets du Néolithique ont été retrouvés sur le territoire de Villers-le-Bouillet mais aucune structure d’habitats. Une villa romaine a été fouillée dans la campagne à la limite de Warnant et de Fize.

C’est au Haut Moyen Âge que le nom de Villers remonte tandis que Bouillet n'apparaît qu'au XVIe siècle et voulait dire "endroit rempli d'eau". Cela correspondait assez bien au site du village qui comprenait, en plus de terrains très humides, de nombreuses mares et flots.

La paroisse, sans doute d'origine carolingienne, était dédiée à saint Martin. La seigneurie appartenait au chapitre de la collégiale Saint Barthélemy qui détenait aussi des terres, deux fermes, le moulin banal ainsi que la dîme et d’autres droits paroissiaux. D'autres propriétaires ecclésiastiques s'implantèrent dans le village comme les cisterciens d'Aulne, les chanoines du Neufmoustier de Huy ou les moniales de la Paix-Dieu. Les avoués d'Amay et d'autres familles de paysans propriétaires se partageaient le reste des terres. La plupart des villageois ne cultivaient qu'un lopin de terre et étaient obligés de compléter leurs revenus en travaillant aux grosses fermes du village.

Villers-le-Bouillet fut plusieurs fois ravagé par les Liégeois révoltés en 1328 et en 1465. Il eut à subir des occupations et des exactions militaires notamment en 1693 lorsque les Français y établirent un camp.

L’agriculture était la ressource du village qui avait également quelques bois sur son territoire. Les autres activités économiques étaient des industries extractives : pierre et surtout houille. Les premières fosses à charbon sont signalées à Halbosart vers 1606. En 1819, 166 ouvriers sont employés dans les charbonnages du village. Cette exploitation dura jusqu'a la seconde guerre mondiale.

La population ouvrière très nombreuse créa un terrain favorable pour la lutte sociale. C'est en 1880 que la première coopérative de Hesbaye voit le jour. Une Maison du Peuple jouera aussi un rôle important dans l’éducation permanente des habitants de la région. Dans les années 70, un parc industriel fut ouvert et s'est fortement développé ces dix dernières années.

Warnant-Dreye

Le site de Warnant était déjà occupé à l'époque romaine et un cimetière mérovingien a été découvert au début du siècle passé. La première mention écrite du village remonte à 1137. Warnant.

C'est autour de l'église dédiée à Saint Rémi et du premier château, que se fixa l'habitat de Warnant, essentiellement des exploitations agricoles. Le village et le château furent entièrement détruits par les milices croates de Jean de Weerdt en 1636 pendant les guerres de 30 ans, puis par les troupes françaises en 1695. Village agricole, la propriété foncière était répartie entre la noblesse, les ordres religieux et la paysannerie. Les chanoines de l'ordre de Prémontré de Floreffe, y possédaient deux fermes. Les ordres militaires des Templiers puis des Hospitaliers occupèrent la commanderie située au sommet des Burettes.

Quant au lignage local, il est de la plus ancienne chevalerie. Après la destruction de son château au XIIIe siècle, il préféra reconstruire une maison forte à l'extérieur du village et prit le nom de d'Oultremont. Le plus illustre membre de cette famille fut sans conteste Charles Nicolas d'Oultremont, Prince-Evêque de Liège de 1763 à 1771.

La paroisse de Warnant était à la collation des chanoines de Floreffe alors que le desservant de celle de Dreye était un chanoine de l'abbaye de Flône. L'origine de ce hameau et son extension serait d'ailleurs à attribuer aux chanoines de cette abbaye qui firent défricher une partie du village.

A cette époque, les principales ressources étaient surtout agricoles et forestières. Plusieurs industries s'installèrent aussi à ce moment, deux moulins, une râperie, une fabrique d'instruments aratoires, des brasseries, des siroperies. La râperie donna au village en 1896 jusqu'à 141 emplois mais ferma ses portes en 1925.

Jacques Verstraeten

Les 5 villages

Les 5 villages : fiche signalétique

Fize-Fontaine

  • Fize, toponyme médiéval. Fief.
  • Fontaine est un lieu dit du village
  • Fizois
  • Village agricole devenu résidentiel. Sur une ligne de crête aux environs de 200 m d’attitude
  • Deux nationales N65, N684 et une autoroute E42
  • 443 ha ; 798 habitants (au 01.11.2014)

Vaux-et-Borset

  • Vaux, du latin vallis. Borset du latin bruscia, broussaille
  • Valborsetins
  • Village agricole et résidentiel
  • Entre 200 et 300m d’attitude
  • Entre deux nationales N65, N64
  • 643ha ; 1015 habitants (au 01.11.2014)

Vieux-Waleffe

  • Waleffe, toponyme germanique signifiant trou rempli d’eau
  • Waleffois
  • Petit village agricole et résidentiel
  • Entre 200 et 300m d’attitude situé un peu en contrebas du point culminant de la Hesbaye
  • Une nationale N64
  • 314 ha ; 261 habitants (au 01.11.2014)

Villers-le-Bouillet

  • Villers, toponyme médiéval. Du latin villare : villa puis village. Bouillet : appelatif au sens d’étendue d’eau.
  • Villersois
  • Village assez étendu composé de plusieurs hameaux reliés entre eux par une chaussée au XIXe siècle. Sur une ligne de crête aux environs de 200 d’attitude
  • Trois nationales N64, N65, N684 et une autoroute E42
  • 881 ha ; 3464 habitants (au 01.11.2014)

Warnant-Dreye

  • Warnant, toponyme gaulois : vallée des aunes. Dreye : hydronyme
  • Warnantois
  • Village agricole de caractère patrimonial. Entre 200 et 300m d’attitude
  • Deux nationales N65, N64 et une autoroute E42
  • 989 ha ; 892 habitants (au 01.11.2014)

Plan Communal de Développement de la Nature

PCDN

    Le Plan Communal de Développement de la Nature est un projet qui mobilise les citoyens, les associations, les professionnels, les collectivités locales et les administrations dans des actions de protection et d'amélioration de leur patrimoine naturel et paysager.
    "Les PCDN ont pour but de préserver et d'améliorer le patrimoine naturel et paysager d'un territoire dans ses composantes physiques et biologiques, tout en respectant et en favorisant le développement économique et social des habitants. L'idée maîtresse du PCDN, c'est que la sauvegarde de la nature n'est pas seulement une affaire de spécialistes mais qu'elle peut être organisée au niveau local, sur le fond de réseau économique, à partir d'une concertation entre tous les acteurs concernés" (DELESCAILLE, 1995).

Le PCDN, qui se veut une aventure de longue haleine, se construit étape par étape.

Celles-ci sont au nombre de cinq :

  1. Réunir les membres fondateurs du groupe de base
  2. Dresser un état des lieux de la nature dans la commune
  3. Viser un partenariat aussi large que possible
  4. Déboucher sur des projets concrets
  5. Elaborer un contrat qui engage pour l'avenir.

A Villers-le-Bouillet, un groupe de travail se réunit environ 1 fois par mois.

Exemples d’actions dans notre commune :

  • Marche annuelle à la découverte de la nature dans les villages
  • Opérations de sauvetage des batraciens
  • Fête de l’arbre
  • Nuit de la chauve-souris
  • Nuit de la chouette
  • Journée papillons
  • Placement de nids artificiels d’hirondelles au Clos de la Panneterie
  • Opérations de lutte contre la Renouée du Japon
  • Bibliothèque de livres « naturalistes »

Magazines

Pourquoi un PCDN à Villers-le-Bouillet ?

La Hesbaye est parfois considérée par les scientifiques comme un désert écologique lorsque l’on parle de biodiversité, la majorité des terres cultivables l’étant de manière intensive.

Participant au PCDN, les bénévoles ont pu découvrir, par les quelques actions déjà menées, que cet état de fait doit être nuancé et qu’il reste encore dans la commune quelques zones centrales riches en flore et en faune.

Pour n’en citer que quelques-unes : l’ancienne sablière du Haut-Fays, les bandes naturelles de l’aire d’autoroute, la frênaie alluviale du bois Grumsel, les peupleraies plantées en zones alluviales, …

Mais ces zones restent fragiles et sont en partie à restaurer.

Ce qui manque le plus à Villers-le-Bouillet, ce sont les zones de liaisons, ces véritables couloirs écologiques, qui permettent aux insectes, batraciens, reptiles, oiseaux et mammifères de se déplacer d’une zone centrale à l’autre. Rendre nos bords de routes et nos ruisseaux plus attrayants pour la faune est une solution, mais cela n’est pas suffisant.

Plus de 9% du territoire communal est constitué de parcs et de jardins, souvent privés, qui pourraient, s’ils étaient aménagés et entretenus de manière naturelle, constituer des couloirs écologiques importants, voire un nouveau milieu naturel à potentiel élevé.

La Commune et son PCDN ont besoin de vous, habitants villersois, agriculteurs, propriétaires terriens, chasseurs, gestionnaires d’entreprises, …pour que nos amis (végétaux et animaux) vivent et prospèrent à Villers-le-Bouillet, mais aussi pour mener des actions qui profitent à tous les citoyens (par exemple, améliorer les paysages, réhabiliter des chemins de promenades, …).

http://biodiversite.wallonie.be

Biodiversité

Pour tout renseignement, contactez Madame Cécile Charlier, coordinatrice du PCDN : 085/61 62 80
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Sites remarquables

Les sites remarquables

Fize-Fontaine

Du château de Fize, il ne reste qu’une motte arasée située à côté de la ferme du Cerf, vaste quadrilatère rebâti au XIXe siècle. L'habitat du village ne présente plus vraiment d'unité car beaucoup de constructions ont été dénaturées.

On est cependant frappé par le nombre de constructions où le grès houiller a été utilisé. Cette pierre se trouvait en abondance dans la carrière située en Pierreumont, dont la toponymie du village a conservé la mémoire. Cet usage du grès se faisait pour les plus modestes habitations comme pour les grosses fermes en quadrilatère.

Celle des voués d'Amay comportait un logis du XVIIe siècle plusieurs fois remanié mais dont, seule, la partie d'un étage du côté du pignon est en brique. Une autre ferme, située en face, dans la même rue, s'ouvre par un porche en grès. Son ancien logis a complètement disparu mais les étables et écuries sont entièrement en pierre locale avec des encadrements en calcaire.

D'autres fermes s'étalant dans tout le village comportent les mêmes appareils construits avec la même pierre comme la ferme du Marais qui était aussi la brasserie du village. Deux autres fermes du XIXe siècle sont implantées au centre du village.

Vaux et Borset

Sur le territoire du village, on dénombre plusieurs fermes dont deux sont associées à un château. Le château ferme Grandgagnage fut construit aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’entrée de l'exploitation agricole se fait par un portail cintré. Le corps de logis du XVIIIe siècle est toujours réservé aux exploitants. L'aile sud est occupée par l'ancien château transformé par des aménagements récents.

Il s'agit d'un double corps de 3 niveaux avec une travée centrale en ressaut, surmonté par un fronton triangulaire. Chaque façade est limitée par des chaînes d'angles harpés. Du côté du parc on retrouve une longue façade en briques et soubassements calcaires interrompue par une tour.

A Borset, on retrouve aussi l'association château et ferme. Le château a été totalement reconstruit au XIXe siècle. Il est maintenant isolé dans un magnifique parc. Au point de vue architectural, on épinglera l'ancienne orangerie, construction rectangulaire en briques rouges percée de cinq baies en plein cintre.

De l'autre côté de la rue se trouve l'ancienne exploitation agricole en quadrilatère dénommée ferme du château dont la construction s'étale du XVIIe au XIXe siècle. Cette ferme regroupe toutes les fonctions qu'une exploitation rurale pouvait assurer : logis principal, seconde aile d'habitation, tour-porche colombier, aile d'étables et d'écuries sous fenil avec gerbières, ancien séchoir, grange monumentale en double large, fournil, boulangerie. A quelques rues de là, subsiste une petite exploitation bicellulaire de manouvrier, du XVIIIe siècle, témoin de l’habitat des gens de condition très modeste.

Vieux Waleffe

L'église de Vieux-Waleffe est un édifice néo-roman élevé en 1872 sur les plans de l'architecte J.-L. Blandot.

Le château de Vieux-Waleffe est construit dans le centre villageois et est entouré d’un grand parc. On entre dans ce château-ferme par un portail cintré dans l'aile sud-est, qui abrite aussi le corps de logis et une partie des étables. La grange monumentale en large est coiffée d'une haute bâtière de tuiles reposant sur un mur garni d’une frise dentée en briques. Le rez-de-chaussée et l'étage sont éclairés par des fenêtres chaînées à traverses, parfois encore pourvues de leurs barreaux protecteurs. D'autres bâtiments débordent le quadrilatère traditionnel ; des écuries et une remise à voitures entourent une seconde cour.

En face du château, une importante ferme homogène en carré a été élevée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. C'est le type même de ferme seigneuriale de la fin de l'Ancien Régime. On remarque surtout la magnifique tour-porche de 3 niveaux, dont le portail calcaire occupe tout le rez-de-chaussée. Le toit est un pavillon à la Mansart terminé par un bulbe piqué d'une girouette de ferronnerie aux armes des de Menten.

De part et d'autre de la tour, les façades des dépendances vers la rue sont opaques et percées de quelques jours étroits d'aération. A l'ouest du quadrilatère, un logis agréable d'un seul niveau comprenait jadis 6 baies à traverse groupées par deux. Au sud, la grange en double large est équipée de portes en anse de panier. Une remise avec gerbières lui est accolée.

Vieux-Waleffe possède encore quelques belles fermes dont celle de Saint Louis qui appartenait aux Jésuites de Huy. A côté de ces fermes en quadrilatère des belles demeures côtoient des maisons plus modestes. Rue Gasnière, une belle façade du XVIIIe est composée d'un corps de deux niveaux et cinq travées. Prés de l'église, s'élève une élégante maison en double corps ayant conservé ses enduits traditionnels.

Enfin, sur un chemin de campagne, à la limite de Latinne, la magnifique chapelle octogonale de Bonsecours reconstruite au XVIIIe siècle se trouve entourée de six beaux tilleuls.

Villers-le-Bouillet

L’ancienne église Saint Martin a été bâtie sur un des points les plus élevés du village. Sa tour et son ancien cimetière taluté et jadis emmuraillé, servaient jadis de refuge à la communauté. L'édifice construit en pierre du pays, grés et calcaire, comporte une succession décroissante de volumes élevés à des époques différentes. La partie la plus ancienne est le chœur qui remonte au XIIIe siècle dans sa partie centrale. La tour surmontée d'une flèche octogonale a été reconstruite en 1530. Pratiquement en face de l’église, le presbytère, est une construction en grès qui comporte un étage en briques.

La ferme située à côté de l'église, se nommait autrefois ferme Périlleux, du nom d'un avoué d'Amay. Elle est déjà citée en 1386. L'ensemble homogène qu'on découvre aujourd'hui est du XVIIIe siècle. On y entre par un donjon-porche surmonté d'un colombier tourné vers le village. Un second porche de l'autre côté de la cour ouvre le quadrilatère vers les campagnes. Le logis est constitué d'un double corps sur deux niveaux. Une grange monumentale en double large ainsi qu'une série de porcheries, écuries et étables complètent le quadrilatère.

Le long de la chaussée de Waremme, se dresse la remarquable façade de la ferme Dechesne. Elle résulte d'un subtil alliage de calcaire et de briques.

Vers la sortie du village, sur la même route, la ferme de la Dîme existait déjà en 1365 sous un aspect très différent. Elle appartenait au chapitre Saint Barthélemy. et se composait d'une grange, d'écuries, d'un chartil et d'étables sous fenil en prolongement du logis.

Pratiquement en face, la ferme de la Croix fait partie aussi des fermes historiques du village et est citée une première fois en 1452. Ses bâtiments actuels sont divisés en deux parties par une maison récente du début du XXe siècle. Le corps de logis élevé vers 1720 a sa façade principale surmontée d'un fronton triangulaire et donne sur le jardin.

La ferme du chapitre, légèrement en retrait de la route de Vinalmont, appartenait aussi à Saint Barthélemy. L'intérêt architectural de la ferme réside dans son ancienneté. Son corps de logis datant du XVIIe siècle ne comporte qu'un minimum d'ouvertures et fait contraste avec les façades mieux éclairées du XVIIIe. La grange est datée par une inscription dans la charpente de 1659.

Bien qu'un peu à l'écart du noyau villageois, La ferme de la Kiviétrie, est une ancienne « grange» qui fut exploitée par des convers de l'abbaye du Neufmoustier dès le XIIe siècle. A la fin du XVIIIe siècle, on exploite la houille dans l'environnement direct de la ferme. C'est sans doute à ces diverses activités qu'on doit l'architecture assez hétéroclite de l'ensemble. A côté de l'ancienne ferme du XVIIe siècle, on trouve un logis de style néo-classique.

Warnant-Dreye

Au centre du village, l'église Saint-Rémi, construite au XVIe siècle et remaniée de 1898 à 1902 par l'architecte F. Feuillat-Fiévez, est un édifice à trois nefs surmonté d'une tour. Elle était à la collation de l'abbaye de Floreffe.

La maison pastorale voisine, datant de 1747, qui était une petite exploitation agricole. L'abbaye de Floreffe possédait une autre ferme à l'entrée de Warnant : la ferme du Tilleul, résultat de deux campagnes de construction. Les plus anciens bâtiments sont le logis et l'aile nord qui comprend des étables et une vaste grange en long. La seconde grange en large, les étables à l'ouest et l'aile sud datent de 1710.

La commanderie des Templiers fut d’abord une maison forte avec une ferme et une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste mais l'ensemble actuel a été entièrement reconstruit vers 1919.

La ferme du Vieux château tire son origine du premier château de Warnant dont elle était la basse-cour. L'ensemble de la ferme a été reconstruit au XVIIIe siècle. Sa tour-porche élevée en briques sur des hauts soubassements de calcaire conserve un portail en anse de panier inscrit en retrait dans un encadrement de forme concave. Donnant sur la voirie, la façade du magnifique logis en double corps briques et calcaire. Dans les anciennes dépendances agricoles on notera la présence d’un ancien manège.

La ferme de la Tour se signale par une construction en hauteur abritant un escalier qui jouxte le logis. Celle de Waha, sur la place de l'église montre bien l’évolution architecturale de ces fermes en fonction des besoins du cultivateur. En 1752 était encore en grande partie en torchis avec toits de chaume. A la fin du XVIIIe siècle, tout est en brique et recouvert de tuiles.

Sur la même voirie, une autre ferme présente des caractéristiques régionales dans son ornementation, la ferme de la Chapelle qui a conservé sur son portail des consoles en forme de têtes humaines de la Renaissance.

Mais c’est le château d’Oultremont, qui retiendra le plus notre attention. Son histoire est liée directement à l'histoire de l'ancienne seigneurie du village. Edifié dans un site arboré, avec sa ferme à deux granges, sa chapelle et ses jardins, le château constitue un ensemble remarquable, témoin de l'évolution de l'architecture défensive depuis le Moyen âge jusqu'à la fin des Temps modernes. Deux tours circulaires de défense, coiffées de poivrières, entourent le porche en calcaire surmonté d’une dalle aux armes des d'Oultremont et daté de 1701. Au fond de la cour se trouve une tour de plan carré dont la face intérieure est en briques et les autres murs en calcaire. Cette aile est l’aile domestique avec ses ateliers, ses écuries et ses pièces destinées au personnel.

Le sud de la cour est occupé par le logis seigneurial, construit entièrement en moellons de calcaire. Son avant corps est surmonté d'un fronton, daté de 1720. Dans le prolongement du logis, on peut admirer une superbe colonnade toscane de sept arcades. La ferme castrale se développe en quadrilatère contre les murs du château. Une aile comprend des étables sous fenil alors que l'aile sud est occupée par une grange.

La chapelle castrale fut édifiée en 1649. L’édifice mono nef en pierre calcaire est surmonté du blason de la famille. La chapelle abrite le mausolée du Prince-Evêque Charles Nicolas d'Oultremont qui avait été érigé à Liège dans la cathédrale Saint-Lambert puis transporté en 1804 dans la chapelle familiale.

A l’extérieur du village, vers Dreye, on s’arrêtera aussi devant la ferme de Chantraine qui présente un étage du porche en briques et colombage.

L’église de Dreye, reconstruite en 1852, est ceinte d'un mur de défense plus ancien. L'église conserve une pierre armoriée d'un chanoine de Flône, Gérard de Vivario.

La plus importante ferme du village fut construite en plusieurs phases autour d'une cour, du XVIe au XIXe siècle.

Les moulins sont aussi un élément important dans le paysage entre Warnant et Dreye. Celui de Dreye et celui du Toultia, ont conservé leurs roues du XIXe siècle.

Jacques Verstraeten

Situation géographique

Situation géographique


Le territoire de l’entité de Villers-le-Bouillet fait partie de la Hesbaye, région céréalière caractérisée par des paysages d’openfield avec de grandes campagnes ouvertes sans aucune clôtures. Seuls, quelques bosquets interrompent la monotonie d’un paysage à faible relief. La singularité de la commune est de se trouver à la limite du plateau hesbignon et des vallées de la Mehaigne et de la Meuse. Cela donne un certain vallonnement et un boisement qu’on ne retrouve pas dans les villages d’autres communes de la Hesbaye.

Vaux-Borset, Vieux Waleffe et Warnant-Dreye se situent dans le sous-bassin de la « Mehaigne » et offrent le même paysage que les villages du « parc de la Burdinale et de la Mehaigne ». Plusieurs petits ruisseaux, le « Roua », le « Narméa », le « ruisseau de Dreye » et celui « de Vieux-Waleffe » sont d’ailleurs des affluents de cette rivière, qui, en traversant ces villages, ont creusé des petites vallées boisées qui donnent un aspect verdoyant à cette partie de la commune.

Les villages de Fize et de Villers, quant à eux, appartiennent au sous-bassin de la Meuse dans une zone qu’on a coutume de plus en plus souvent d’appeler le « rebord mosan ». Ces deux villages sont également drainés par des petits ruisseaux, - le « ruisseau de la Froidepierre » et le « ruisseau de Tchalet »-, qui se jettent dans le ruisseau de Bende, court affluent de la Meuse, long d’à peine 6 km. Cette zone de transition entre la Hesbaye et la Meuse se différencie aussi du plateau de Hesbaye par des sols plus pauvres, des zones boisées plus étendues et un paysage différent dû aussi au relief. Cette partie de la vallée mosane a connu également une économie très différente de la Hesbaye et cela, dès l’Ancien Régime, avec une exploitation de la forêt liée à la pré-industrialisation.


La Hesbaye dépasse rarement les 200 m d’altitude et Villers-le-Bouillet (205 m) en est un des points culminants. De la ligne de crête délimitant le versant du plateau hesbignon, l’altitude s’abaisse sur une faible distance de 3 à 4 Km jusqu’au niveau de la Meuse située à 60-70 m d’altitude. Ce changement rapide de relief et les nombreux ruisseaux et rivières ainsi que leurs affluents qui entaillent fortement ce versant de la Meuse, expliquent en grande partie ce type de paysage.

La Hesbaye par son épaisse couverture de limon offre un des meilleurs sols pour l’agriculture. Elle est un des plus vieux terroir d’Europe puisqu’elle était déjà cultivée au Néolithique. La craie, exploitée d’ailleurs jadis à Vaux-Borset, constitue 2/3 du sous sol de Hesbaye. Elle est recouverte d’une épaisse couche de limon niveo-éolien déposé lors des glaciations. C’est cette couche qui a servi de substrat à la formation du sol limoneux très riche.

On retrouve ce sol surtout sur les plateaux et les faibles pentes. Dans les petites vallées, par contre, les terres sont plus propices aux herbages et même à la constitution de petites étendues boisées.
La brique est le principal matériau employé pour la construction des maisons. Elle est issue des sols limoneux que les autochtones dénomment d’ailleurs « terres à briques ». Mais dans les petites vallées et plus on s’approche de la Meuse existent des affleurements de roches, qui servirent aussi dans les constructions rurales. A Fize et dans une partie de Villers on rencontre plutôt du grès. A Villers et à Warnant, c’est le calcaire de Vinalmont tandis que du côté de Dreye et de Vieux Waleffe, on rencontre des roches schisteuses.


Dans la commune de Villers-le-Bouillet une veine de houille fut assez tôt exploitée. A côté de l’important terril d’Halbosart, on a extrait également du charbon dans les campagnes entre la Paix-Dieu et le village d’Antheit. Plusieurs petits terrils aujourd’hui boisés témoignent encore de cette industrie qui fut beaucoup plus marginale que du côté du bassin liégeois.

Villers-le-Bouillet a également subi les changements contemporains même si elle a conservée une grande partie des structures paysagères héritées de plusieurs siècles. La prédominance sur son sol limoneux d’immenses étendues consacrées au labour sur un plateau à faible relief et presque dépourvu de ruisseaux et de bois, prévaut au nord de la commune avec une immense campagne autour de laquelle se groupent les villages. Chaque village à l’habitat groupé autour de l’église est entouré en effet d’un finage composé de champs ouverts traversé par une voirie utilitaire. Toutes ces terres ont toujours été cultivées et consacrées principalement aux céréales.

La carte du comte de Ferraris dressée par les arpenteurs et les géomètres de l’armée autrichienne au XVIIIe siècle montre bien la localisation et la forme des complexes villageois composés de maisons auxquels étaient associés des vergers. L’openfield domine le paysage. Ces champs remontent aux habitudes collectives issues des pratiques agraires du Moyen Âge : l’assolement triennal et son complément la vaine pâture. Ce type d’assolement est d’ailleurs attesté au XIIIe siècle dans les terres exploitées par les convers de l’abbaye du Neufmoutier, qui ont une ferme à Villers-le-Bouillet.

31 Communes au soleil

Valérie Praillet
Agent-relais communal

085/616.292

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La Commune de Villers-le-Bouillet participe au projet 31 communes au soleil mis en place sur l'arrondissement de Huy-Waremme. Ce projet prône une utilisation rationnelle de l’énergie. Différentes actions ont dès lors été menées sur le territoire villersois. Elles vont de la pose de, panneaux photovoltaïques à la réalisation d’audits énergétiques au sein des bâtiments communaux en passant par la mise en place d’actions de sensibilisation auprès du citoyen.

Retrouvez toutes les actions menées à Villers-le-Bouillet en cliquant ici.

Charte de la ruralité et de la convivialité

La Commune de Villers-le-Bouillet s’est dotée d’une charte de la Ruralité et de la Convivialité en cette année 2016. Porté par l’Agence de Développement Local (ADL) et le Service Cadre de Vie, ce document rappelle les éléments essentiels de la vie rurale et de son rythme. Il permet également aux citoyens et aux nouveaux habitants de mieux comprendre et accepter les impératifs de la vie à la campagne. 

Mieux vivre ensemble au sein de notre Commune est donc l’objectif principal de cette Charte de la Ruralité et de la Convivialité. Augmenter le respect que porte chaque habitant à l’autre est également un but recherché. Les intérêts des uns ne correspondent en effet pas toujours aux intérêts des autres. En fonction des saisons et de la météo, le même endroit peut être un paysage bucolique ou le terrain de jeu des machines agricoles. 

Les droits et les devoirs de chacun sont listés dans ce document distribué en toutes-boites à la fin du mois de mai. Les agriculteurs de Villers-le-Bouillet ont d’ailleurs activement participé à sa mise en place à la suite d’une initiative prise par le Comité Culturel de Villers-le-Bouillet lors des fêtes de septembre 2014.

Découvrez cette charte de la Ruralité et de la Convivialité en cliquant sur l'image ci-dessous.

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